Ces souliers délicats et raffinés feront de vous la reine des pavés du Sud cet été.
La médaille du mérite revient quand même à Frankie qui signe subtilement ses créations de la saison d'un accessoire identifiable. C'est frais, subtil et léger comme le Mistral.
De bas en haut : John Richmond, Zadig&Voltaire, Dolce&Gabbana, Barbara Bui, Jimmy Choo, Frankie Morello pour les 3 dernières images . Pour la définition de "cagole", wikipédia ici .
Ah oui, et sinon je vous annonce que la bière La Cagole de Marseille nous promet l'arrivée d'une bière au pistou et d'une autre au marc, je vous tiendrais bien évidemment au courant. Il se passe des choses passionnantes ces derniers temps, non non, ne riez pas, c'est très sérieux.
Je n'ai pas réussi à trouver des adjectifs dignes de qualifier ces admirables chaussures de bon goût.
Demain, on fera l'élection des chaussures les plus cagoles de cet été.
De haut en bas : Prada, Kenzo, Stéphane Kélian, Rochas, Calvin Klein, Marni, Louis Vuitton. Photos tirées de L'Officiel 1000 modèles Accessoires Printemps-Eté 2010.
Quino est un dessinateur humoristique argentin, connu grâce aux aventures de son personnage Mafalda, mais je préfère ses recueils de dessins d'humour, plus acides et cyniques, même 20 ans après. Les dessins ci-dessus sont tirés des albums "Bien Gracias ¿Y usted?" et "Quinoterapia". D'autres dessins ici.
J'aime bien regarder Aya et Tsumé travailler de concert dans une incroyable symphonie de pinceaux, poudre, peigne et laque, toujours prêts, silencieux et le regard grave. Cela me rappelle l'air concentré que prennent les enfants quand ils dessinent, et je trouve ça beau.
Mise à part la polémique provoquée par le fait d'y voir Marylin fumant de la marijuana, je trouve que cette vidéo est très belle avec ses teintes ocres, et le fait que le film soit muet n'enlève rien à son charme et rajoute au mystère. Il me semble incroyable que cette vidéo soit révélée au public que 50 ans plus tard, à une époque où les secrets sont mals gardés, même les plus anciens... Heureusement l'auteur du film souhaite rester anonyme, Marylin est morte et emporte ses commentaires dans sa tombe, et on ne saura jamais ce qui se dit sur cette bande vidéo où Marylin ne joue pas, mais est, tout simplement... C'est finalement ce qui rend son héroïne si désirable. Mort à l'information, vive les égnimes!
L'auteur a vendu cette vidéo au collectionneur Keya Morgan pour 275 000 dollars.
Heureusement pour nous, on a encore droit à la belle lumière franche et claire d'un soleil d'hiver, mais en retombant sur ce vieux pola que j'ai pris de Laura, j'ai eu quand même soudainement envie de fenêtres ouvertes sur un air chaud et doré. Merde, on peut pas tout avoir en même temps, c'est bien pour ça que les saisons existent, non ?
20 décembre 2009
"On dirait le bon Dieu qui vous descend en culotte de velours dans l'estomac."
(ce qui veut dire : "c'est exquis".)
Les Expressions de nos grands-mères, Marianne Tillier, éd.Points.
"Un dessin, c'est un caca que je laisse sur le trottoir."
"Montrer l'obscénité de la société sans être obscène c'est pas possible. Alors, le salut, le seul, c'est la qualité du dessin. C'est la seule compensation admissible."
Dessins de Tomi Ungerer et propos recueilli par Gilles de Bure, tiré de l'album Zoom n°28, 1980.
Dernier dessin publié sur le blog d'Isabelle, sur Accro de la Mode. J'aime beaucoup sa série sur les mamans. Nos mères ont toujours de l'influence, qu'on le veuille ou non, sur notre garde robe...
8 décembre 2009
"Mejor vivir un año como un rey que toda la vida como un buey"
Derrière FléveauDollinger se cache un couple créatif composé d'Alexandre et de Guillaume ; ils viennent tout juste de terminer une nouvelle collection après des mois de travail pendant le temps libre que leur laissaient leurs jobs respectifs. J'avais très envie de publier les photos et d'écrire un petit mot dessus, mais cette fois-ci je sentais que ce n'était pas à moi d'en parler et qu'il me fallait leur laisser la parole pour décrire avec justesse les nouvelles formes jaillies de leur imagination au cours de cette année.
C'est ainsi qu'on s'est donc tous les trois installés autour d'une table après un bon repas; il était alors minuit passé quand nous avons commencé l'entretien .
R : Commençons par le point de départ de cette collection ... Alexandre : Et bien, suite à la précédente collection (visible ici), nous avions envie d'aller plus loin, reprendre des codes existants chez nous et les retravailler de façon plus précise. Guillaume : C'est vraiment une volonté de recréer une ambiance, notre style de vie; on aime l'ancien tout en le remastérisant. C'est vraiment ça, l'envie de départ. Dans notre décoration on part souvent de la même époque, 1870 jusqu'à 1900. A : Ce qui est drôle c'est que de 1870 jusqu'au début de la belle époque (toute fin 19ème) on était en pleine période de crise, et juste après, l'exposition universelle de 1900 a été très spectaculaire et audacieuse, riche en nouveautés. Dans notre contexte de crise actuelle, on a voulu retrouver la même chose en expérimentant de nouveaux volumes et de nouvelles façons d'aborder la mode. R :C'est étrange, parce que dans votre ancienne collection, on avait des silhouettes assez discrètes mais qui se distinguaient par le détail des coupes et des finitions, ce qui était votre marque de fabrique, tandis qu'ici c'est complètement démesuré dans les volumes... A : C'est démesuré mais les détails y sont. Par exemple les vêtements sont montés dans une seule pièce de tissu. G : L'idée du détail et du défi technique est toujours récurrent... A : Là on a joué sur des volumes décollés : on a vraiment justement voulu retravailler cette silhouette féminine en "S" fin 19ème qui est si connue mais en décollant les volumes du corps ce qui permet une plus grande aisance et signifier une distance privé / public, comme un fossé entre ce que l'on montre et ce que l'on est réellement. Contrairement au 19ème, où on jouait sur la contrainte du corps pour lui donner une silhouette, là on a voulu sans le contraindre lui donner une nouvelle morphologie. C'était des challenges qu'on avait envie de réaliser. R :Mais la combinaison en cuir que vous avait réalisé, c'est quand même assez contraignant ! G : La combinaison, c'est plus la résultante d'une envie... A : ...Et d'un propos, et comme tu disais tout à l'heure, la dernière collection jouait sur les détails et les codes, cette année on s'est aussi amusé à détourner les codes. Et la combinaison vient de celui du 19ème qui dictait de ne laisser apparaître que le visage et les mains, c'est-à-dire les interfaces sociales. La question était de savoir comment laisser une nudité, ou plutôt une fausse nudité, pour dévoiler le corps tout en le cachant.
Heureusement à ce stade de l'interview (4min30), Quentin m'apprend que je peux enregistrer avec l'ordinateur et un micro. Vive les merveilles de notre époque moderne, ni une ni deux (mais avec quelques fausses manipulations) je colle le microphone sous le nez de mes amis. Bon c'est long (25min), parce que je ne sais pas couper et retravailler une bande son alors je l'ai laissée comme ça, mais du coup vous pouvez entendre (au casque) le doux tintement de la cuillère dans le café, les remarques à voix basses, les rires, les chocolats avalés, ainsi les superbes perles dûes à l'horaire tardif et au verre de vin combiné au café...
Bonne écoute!
Guillaume et Alexandre
"L'homme, encore aujourd'hui, reste un secteur où ça ne bouge pas beaucoup . Il faut qu'il y ait de jeunes créateurs qui osent, qu'on arrête de s'endormir sur des codes en disant que les gens n'ont pas envie de ça ; l'envie vient de l'image qu'on montre." Alexandre
"L'Homme, c'est notre affaire. La femme, c'est un accouchement ! " Guillaume
"La création est à deux c'est aussi une question de relais. [...] La création est quelque chose d'épuisant et qui te mange, parce que c'est personnel" Alexandre